Suite à la mort de Grégory Lhomme rue Pasteur à Nancy le dimanche 4 janvier 2010 au petit matin, vous avez pu constater comme moi un certain remue-ménage médiatique dans la presse télévisée ou la presse écrite, voir l’Est Républicain du 14 janvier 2010 entre autre.
Ce décès est à intégrer à une série d’agressions qui se sont déroulées sur une période allant du 19 août 2006 au 10 janvier 2010.
Monsieur André Rossinot espère « vivement que les auteurs de ces actes soient rapidement appréhendés ». Que Dieu l’entende !
La conférence de presse donnée par Lionel Razurel, le directeur départemental de la sécurité publique, le préfet de Meurthe-et-Moselle et le maire de Nancy me donne l’impression malgré les quelques déclarations de bonnes intentions, vouloir en priorité rassurer les citoyens. Il faut apaiser au plus vite le climat d’inquiétude qui commence à naître par quelques exhortations médiatiques, à défaut de régler le problème à sa source.
Sous-entendre que les victimes agressées et détroussées avec une violence inimaginable sont pour une bonne part responsables de ce qui leur est arrivé (étant donné leur état d’ébriété), montre manifestement une volonté d’éluder le débat.
Eclipsant de fait l’obligation première d’un état digne de se nom, celle d’assurer l’intégrité physique de tout individu, et démontrant une fois de plus l’inanité des choix faits en matière de sécurité durant ces dernières décennies.
Il est intéressant d’entendre que dorénavant l’on n’a plus à faire à des malfaiteurs et à des voleurs, mais « à une délinquance d’appropriation » !
Cette dialectique au combien dangereuse et subversive moralement n’a qu’un seul but, minimiser les actes délictueux et criminels, les relativiser au maximum. Ceux qui travestissent les mots, les concepts connaissent la puissance et l’impact du verbe sur le subconscient de l’auditeur ou du lecteur. Il n’y a rien d’innocent dans tout cela !
Au demeurant, comment se fait-il qu’aucun signalement de ces barbares n’ait été donné dans les journaux ?
Allons-nous accepter encore longtemps d’être privé de notre liberté de circulation dans les rues de nos villes ?
M.L.














